Pour ce we-là nous avions été alléchés par un collègue de Sophie qui nous avait venté la festa del vino qui se déroule chaque année à Alba, un peu avant la fête internationale de la truffe blanche (suivie depuis New York, Los Angeles ou Londres).
Nous partons donc en voiture (une fois n’est pas coutume) vers les vignes du Piémont. Nous arrivons à Barbaresco un petit (petit) village très (très) connu pour son vin, le nombre d’œnothèques et de caves au cm2 pouvant en témoigner. Nous partons ensuite pour une ballade dans les vignes.
Le coin est magnifique (la région est composée de multitudes de petites collines les unes à côtés des autres, chacune ayant son village, sa cantina ou sa chapelle au dessus), le ciel est au grand bleu, le sentier plus ou moins bien fléché (heureusement que nous avons tous les deux notre badge carto) et le pique-nique fut anthologique. Au fil du temps, la petite balade se transforme en marche plus qu’honorable (les collines, c’est bien connus, sont composées de montées et de descentes et ce n’est malheureusement ni notre origine du plat pays, ni la plaine du po qui ont pu nous entrainer). Ce n’est qu’après 4-5 heures de marche dans les vignes chargées de raisins que nous terminons notre tour après être passés par un autre village connu pour son vin (Neive). Village, qui ceci dit en passant, vaut le détour.
Nous rentrons ensuite vers Alba afin de passer notre probable dernière nuit sous tente de l’année 2008. A ce propos, une tente de randonnée (moins de 5 kilos, xcm sur x cm) qui montée propose une abside de moins d’1m, n’est pas faite pour accueillir un matelas pneumatique deux personnes d’une hauteur de 15 cm. Ou alors il ne faut pas être claustrophobe et prier pour qu’il ne pleuve pas (a tous les coups, la toile intérieure et la toile extérieur se touchent et alors la tente n’est plus imperméable). Heureusement pour nous, il n’a pas plu et surtout nous n’avons pas du sacrifier notre confort (d’habitude nous dormons sur deux matelas gonflables séparés).
Le lendemain, direction le centre et la festa del vino. Festa del vino qui se transforme à notre grande surprise en « das wine fest » et qui comme son nom l’indique accueille quelques allemands. Nous passons outre ce détail et commençons par visiter le centre et nous nous préparons pour affronter les hordes de teutons. Le principe de la fête est assez simple, elle se déroule dans le centre de la ville, le passage est libre mais l’achat du ticket d’entrée donne droit à un magnifique sac (a mettre autour du cou) dans lequel se trouve un verre. Et ce n’est que muni de ce sac et de ce verre que les exposants nous proposent de gouter leurs vins. Ils ne vendent pas trop ce jour la, le but étant surtout de se faire connaître et d’ensuite pousser le chaland à aller dans leur cave dans les jours qui suivent.
Le nombre de dégustation étant illimité, je vous laisse deviner l’état de nos amis d’outre Rhin. J’ai pour ma part gouté quelques très bon vins (le Barbaresco et les vini bianci dolci tiennent leurs promesses), quelques bonnes piquettes aussi (pour rappel certains vins rouges italiens se servent très frais, probablement afin de masquer le gout). Nous sommes rentrés sur Pavia en ayant évité les écueils de la biture et de l’achat impulsif, la journée fut donc gagnée !
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